Désenclaver la vallée de l’Eyrieux : tel est le maître mot à la fin du XIXe siècle.

C’est la ligne La Voulte-sur-Rhône – Le Cheylard qui est développée par le réseau du Vivarais de la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux CFD.

Mise en service le 13 septembre 1891 et déclassée en 1968, elle permet aux voyageurs de gagner plusieurs heures de trajet malgré les 20 km/h du train.

Le succès est immédiat : avant 1903 il circule 6 trains par jour, 3 à la montée et 3 à la descente. Il faut réduire le trafic à cause de la neige, malgré tout on vend chaque année 250.000 billets.

Outre les voyageurs, le train de la vallée de l’Eyrieux permet d’exporter les productions ardéchoises à destination de Paris, Marseille ou Lyon : le bois pour les galeries des mines de la Loire et des Cévennes, les châtaignes, les fruits de la vallée arboricole et les bobines de soie pour alimenter les métiers à tisser des soyeux de Lyon.

Le développement de l’automobile et des camions frigorifiques mettra un terme à la belle aventure de cette voie ferrée le 31 octobre 1968.

Aujourd’hui la ligne du chemin de fer est devenue une voie douce « La Dolce Via ». Le chantier de réhabilitation a débuté en 2006 finalisé douze ans plus tard pour le grand plaisir des piétons et cyclistes.


Le viaduc de la Pimpie est l’un des principaux ouvrages d’art sur la ligne La Voulte – Le Cheylard.


L’arrivée des premiers trains était toujours une fête.
Ici, il s’agit peut être d’ouvrières regagnant leurs foyers pour le congé du dimanche.


En gare des Ollières un train de marchandises remorqué par le locotracteur et l’autorail Billard A 80.

 

Article dans le Petit Journal du 14 août 1891.


Locomotive à vapeur Mallet 403 passant sur le viaduc de la Pimpie quelques mois avant la fermeture du réseau, le 5 mai 1968.

Sources :
Mémoires des Ollières de Michel Riou >>
Le Dauphiné >>

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Posté le 13 septembre 2021